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Lundi 09 Novembre 2015

Le professeur Miguel Rojas prononce deux conférences au Québec sur les coopératives financières au Costa Rica

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Miguel Rojas, professeur au Département de comptabilité de l’Université de Moncton, a prononcé deux conférences sur les coopératives financières au Costa Rica. Lors des conférences, M. Rojas a présenté les résultats des recherches menées par l’équipe qu’il dirige, secondé par Sébastien Deschênes et André Leclerc, tous deux professeurs à l’Université de Moncton, et par Lovasoa Ramboarisata, professeure à l’Université du Québec à Montréal (UQAM). Les conférences ont été rendues possibles grâce au financement du Centre de la francophonie des Amériques, dans le cadre de son Programme de mobilité des chercheurs dans les Amériques.

Une première conférence, destinée à un public scientifique intitulée «La croissance des coopératives d’épargne et de crédit (CEC) au Costa Rica : de la répression financière aux risques des nouvelles modalités de régulation », a eu lieu le 9 octobre 2015 à l’UQAM, au Centre de recherche Organisations, sociétés et environnements. La deuxième conférence s’adressait à un public communautaire et elle s’est tenue le 16 octobre au siège social de Développement international Desjardins (DID), un organisme qui depuis 45 ans s’emploie à partager avec les pays en développement l’expertise du Mouvement Desjardins, le plus grand groupe financier de nature coopérative au Canada. La conférence prononcée chez DID à Lévis avait pour titre « Résilience des coopératives d’épargne et de crédit vis-à-vis d’autres institutions financières : Le cas du Costa Rica ».

L’équipe de recherche a étudié l’effet des réformes des années 1990 du secteur financier costaricien sur l’ensemble des coopératives financières ou CEC. Ils ont soumis l’hypothèse que les CEC ont émergé au Costa Rica comme une réponse collective à l’insuffisance de crédit qui touchait à des parties importantes de la population pendant la période de 1950 à 1980. Cette période a été caractérisée par un interventionnisme accru de l’état au niveau des marchés financiers (la répression financière), lequel a entraîné des contraintes importantes sur la disponibilité du crédit. Les réformes du secteur financier de 1985 à 1996 étaient sensées éliminer, ou du moins atténuer, les effets négatifs de la répression financière qui avait engendré la restriction du crédit dans de nombreux foyers. Ce changement de politiques aurait pu nuire aux CEC en les reléguant à une position de joueur mineur, et même extrêmement marginale.

Cependant, l’ensemble des CEC ont vu leur part de marché tripler, pendant que celles des banques commerciales d’état diminuait de façon drastique et que celle des banques du secteur privé accusait une croissance plutôt modérée. L’équipe a également investigué les facteurs qui pourraient expliquer cette bonne performance. Cette recherche pourrait s’avérer utile pour la prise de décisions stratégiques chez les CEC du monde entier qui regroupaient plus de 207 millions de membres en 2013.

Renseignements : Miguel Rojas, miguel.rojas@umoncton.ca, 858-4219.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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