Université de Moncton

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Lundi 11 Mai 2015

L’Université de Moncton décernera six grades honorifiques lors des cérémonies de collation des grades ce printemps

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L’Université de Moncton décernera six grades honorifiques à d’éminentes personnalités qui se sont distinguées grâce à un apport exceptionnel à leur domaine respectif lors des cérémonies de collation des grades qui auront lieu aux trois campus.

À la collation des grades du campus de Shippagan, qui aura lieu le vendredi 15 mai à compter de 14 heures au Pavillon sportif, le chancelier, Jean-Claude Savoie, remettra un doctorat d’honneur en travail social à Claude Snow.

Au campus d’Edmundston, le chancelier remettra un doctorat d’honneur en administration des affaires à Lily Durepos alors que Gilles Long deviendra secrétaire général émérite. La cérémonie aura lieu le samedi 16 mai à 14 heures à la Cité des jeunes A.-M.-Sormany d’Edmundston.

À la collation des grades du campus de Moncton, l’Université remettra un doctorat d’honneur en droit à l’honorable Thomas A. Cromwell, juge à la Cour suprême du Canada. Un éméritat en sciences sera accordé à Christophe Jankowski alors que Rodrigue Landry deviendra professeur émérite en éducation. La cérémonie aura lieu le samedi 23 mai à 13 h 30 dans le stade du Ceps Louis-J.-Robichaud.

Claude Snow
Docteur d’honneur en travail social


Travailleur social communautaire, Claude Snow a toujours eu à cœur le mieux-être des gens les plus démunis. Par ses actions et ses écrits, il est parvenu à sensibiliser de nombreux hauts fonctionnaires, politiciennes et politiciens du bien-fondé de la justice sociale. Son engagement et son dévouement dépassent les frontières néo-brunswickoises.

Diplômé en philosophie de l’Université de Montréal et en éducation de l’Université de Moncton, monsieur Snow est titulaire d’une maîtrise en service social de la University of Manitoba et d’un certificat de l’École nationale d’administration de Paris. Il a commencé sa carrière avec la création du régime provincial d’aide social et il compte plus de 45 ans d’expérience dans le domaine.

Monsieur Snow a été employé dans diverses agences de service social provinciales et à la Commission des accidentés du travail. Il a œuvré à mettre sur pied le département de service social du Centre hospitalier Restigouche à Campbellton ainsi qu’une résidence pour les jeunes aux prises avec des problèmes de santé mentale dans la Péninsule acadienne. En 2011, il a collaboré avec le ministère du Développement social et Énergie Nouveau-Brunswick à l’élaboration d’un protocole visant à éviter le débranchement de l’électricité dans la province.

Depuis 20 ans déjà, Claude Snow travaille à son compte comme travailleur social communautaire. La lutte à la pauvreté constitue son principal cheval de bataille. Il offre gratuitement ses services professionnels aux bénéficiaires de l’aide sociale, aux jeunes atteints de troubles émotionnels, aux accidentés du travail, aux travailleurs à domicile et à des organismes à caractère social.

Reconnu par la Cour du Banc de la Reine du N.-B. comme témoin expert en travail social lors de causes de garde d’enfants, monsieur Snow est aussi agréé par Service correctionnel Canada pour agir à titre d’évaluateur indépendant, et agréé par la Province du Nouveau-Brunswick pour offrir des services d’intervention de crise dans les centres de santé mentale. Il a enseigné à l’Université de Moncton et au Collège communautaire du N.-B.

Membre fondateur du Comité des 12, il en est le porte-parole depuis 1993. L’objectif du groupe communautaire est d’aider les citoyennes et les citoyens éprouvés à mieux s’affirmer et à obtenir l’égalité de statut pour l’ensemble de la population.

Parmi ses ouvrages les plus connus : Défendre les moins nantis, Plaider pour la dignité, Secourir les mal-aimés et Marche la tête haute! Il rédige régulièrement des mémoires qui sont présentés lors de consultations prébudgétaires et de rencontres avec les dirigeantes et dirigeants politiques et les cadres supérieurs.

Lily Durepos
Docteure d’honneur en administration des affaires


Originaire de Grand-Sault, Lily Durepos a terminé ses études en sciences sociales à l’Université de Moncton en 1972. Dès lors, elle fonde avec son mari la compagnie Place Broadway ltée et fait l’acquisition de la société Alliance Assurance, maison de courtage d’assurance automobile, d’assurance habitation, d’assurance voyage et d’assurance entreprise. Animée d’une grande passion pour les affaires, elle gère avec son conjoint, de façon progressive, la gestion du personnel et toutes les activités connexes d’une jeune entreprise. L’équipe de travail grossit et le chiffre d’affaires de la compagnie connaît un essor fulgurant, passant de 135 000 $ en 1973 à plus de 30 M $ aujourd’hui. La compagnie compte 50 employés répartis dans neuf succursales au Nouveau-Brunswick.

Grande avant-gardiste, travailleuse, dynamique et engagée, Lily Durepos ne laisse rien au hasard. Déjà en 1979, Alliance Assurance figurait parmi les premiers de l’industrie au Nouveau-Brunswick à se doter d’un système informatique.

La réussite financière et sociale d’Alliance Assurance a permis au couple Durepos de faire d’autres projets, dont l’acquisition d’actions dans les compagnies Advantage Financing et Technologie Keal. Place Broadway, qui évolue sous la gérance de son fils Denis, compte aujourd’hui quarante édifices commerciaux de location.

Au fil des ans, madame Durepos s’est engagée dans sa communauté. Dans les années 1980, elle a été membre du Centre de développement des affaires, membre de la Commission des chutes et gorge de Grand-Sault, secrétaire du Club de patinage artistique Malobiannah et membre du conseil d’administration du Secteur science infirmière de l’Université de Moncton – campus d’Edmundston entre 1988 et 1990. Entre 1990 et 2015, elle siège à sept conseils consultatifs de différentes compagnies d’assurance, entre autres, celle de la compagnie Zurich Insurance où son expertise lui a valu la présidence nationale entre 1997 et 2000. Dans les années 2000, elle devient membre de la Fondation de l’hôpital régional d’Edmundston et membre du conseil d’administration de la Women in Business Network, dont elle assume la présidence depuis 2007. Elle a également siégé au sein du conseil d’administration de l’APÉCA de 2007 à 2013. De 2008 à 2009, à titre de coprésidente, madame Durepos a mené une campagne de financement majeure pour le Manoir de Grand-Sault en amassant plus d’un million de dollars. Depuis 2013, elle est vice-présidente du conseil d’administration de FacilicorpNB. Elle siège également à ce jour au conseil d’administration de l’agence de développement économique Opportunités NB.

Au cours de sa carrière, madame Durepos a reçu de nombreux prix prestigieux dont, entre autres, le Prix de l’Entrepreneur(e) de l’année 2006, région de l’Atlantique, du cabinet Ernst & Young et elle a reçu le « Top 50 CEO Award » de l’Atlantic Business Magazine en 2006. Elle est également récipiendaire du prix provincial de la Femme entrepreneure de l’année 2011.

De plus, à diverses occasions au cours des dernières années, madame Durepos a été invitée à prononcer des conférences un peu partout en Atlantique.

Gilles Long
Secrétaire général émérite


Gilles Long a travaillé à l’Université de Moncton pendant 33 ans. Au campus d’Edmundston, il a été directeur fondateur du Centre d’orientation, professeur agrégé, directeur adjoint des études, secrétaire général du campus et vice-recteur. En 1979, il devient secrétaire général du réseau de l’Université de Moncton, poste qu’il occupa pendant 16 ans.

Natif de Clair, dans le comté de Madawaska au Nouveau-Brunswick, il possède le baccalauréat ès arts (mention lettres) de l’Université Saint-Louis (Edmundston), le baccalauréat en pédagogie de l’Université Saint-Joseph, et la maîtrise en psychologie (orientation) de l’Université de Moncton.

Dès le début de sa carrière, Gilles Long se démarque comme administrateur de premier plan. En 1969, il devient président du comité d’étude et coauteur du mémoire du Collège Saint-Louis à la commission de planification académique de l’Université de Moncton. Toujours au campus d’Edmundston, en tant que secrétaire général, il deviendra un joueur clé en tant que secrétaire du conseil d’administration, du bureau de direction et de la commission des études. Pendant cette période, il sera président du comité d’admission des étudiantes et des étudiants, du comité de recrutement des étudiantes et des étudiants, du comité d’attribution des bourses et représentant patronal au comité de négociation de la convention collective des professeures et professeurs.

En 1979, il déménage à Moncton et devient membre de l’équipe de direction institutionnelle. Membre du cabinet du recteur, il sera de tous les dossiers en tant que secrétaire du Conseil des gouverneurs et du Sénat académique et de nombreux comités. En tant que secrétaire général, il a accumulé une connaissance très approfondie des mécanismes décisionnels de l’Université. En 1991, on lui confie un dossier fort important, soit celui de présider le comité de gestion de la planification stratégique de l’Université de Moncton. D’autres grands dossiers suivront. On ne peut non plus passer sous silence son travail dans l’organisation des collations des grades et des installations de chanceliers et de recteurs. En tant que signataire officiel de l’Université de Moncton, Gilles Long aura signé plus de 10 000 diplômes ainsi que rédigé et signé plus de 1500 procès-verbaux.

Gilles Long a longtemps été considéré comme étant la « mémoire » de l’Université.

Les recteurs et vice-recteurs ainsi que les membres de la grande famille universitaire ont reconnu et reconnaissent toujours son intégrité, son efficacité, son bon jugement, son grand sens d’équité et de justice, son intelligence, son grand respect du protocole ainsi que sa contribution exceptionnelle à l’évolution, à l’épanouissement et au rayonnement des trois campus.

Thomas A. Cromwell
Docteur d’honneur en droit


C’est en décembre 2008 que l’honorable Thomas Albert Cromwell accède au plus haut tribunal du pays, la Cour suprême du Canada. En tant que juge bilingue, il remplace l’honorable Michel Bastarache en tant que représentant de la région atlantique. La nomination du juriste, dont l’excellence et l’engagement ont été reconnus à maintes reprises, est chaudement accueillie à l’échelle nationale.

Au cours d’une longue carrière, l’éminent juriste et universitaire touche à tous les aspects de la profession juridique : il a été avocat, arbitre, professeur et juge. Il impressionne par son sens de la justice, ses capacités d’analyse et de communication et son importante contribution à la formation juridique et judiciaire. Ses réalisations sont nombreuses et partagent le même objectif : assurer la confiance des Canadiennes et Canadiens envers leur système judiciaire.

Thomas Albert Cromwell a fait ses études à Kingston en Ontario. Il est titulaire d’un baccalauréat en musique et en droit de Queen’s University. Il détient un diplôme d’Associate of the Royal Conservatory of Music of Toronto et un baccalauréat en droit civil d’Oxford University.

En plus d’avoir exercé le droit à Kingston et à Toronto, le juge Cromwell a enseigné à la faculté de droit de Dalhousie University de 1982 à 1992 et de 1995 à 1997. Il a été adjoint juridique au Cabinet du juge en chef à la Cour suprême du Canada de 1992 à 1995. Il a été nommé juge à la Cour d’appel de la Nouvelle-Écosse en 1997.

Thomas Albert Cromwell est toujours demeuré actif au sein de sa profession et a grandement contribué à son avancement. Il a été président de l’Association canadienne des professeurs de droit et du conseil du Forum canadien sur la justice civile. Il a été commissaire de la Commission de réforme du droit de la Nouvelle-Écosse de 2000 à 2007 et a siégé à de nombreux comités au sein du Conseil canadien de la magistrature, dont celui qui a élaboré les Principes de déontologie judiciaire. Monsieur Cromwell a souvent enseigné dans le cadre de programmes de formation pour les nouveaux juges de nomination fédérale et provinciale. Il est particulièrement reconnu et apprécié pour son rôle en tant que président du Comité d’action nationale sur l’accès à la justice en matière civile et familiale.

Il est l’auteur ou a participé à la rédaction de six ouvrages sur la profession et a rédigé de nombreux articles. Il a siégé au comité de rédaction de la revue Canadian Journal of Administrative Law and Practice et est président du conseil de rédaction de la Revue du Barreau canadien. Orateur chevronné, il prononce régulièrement des conférences dans les facultés de droit du pays.

Christophe Jankowski
Professeur émérite en sciences


Depuis 40 ans, Christophe Jankowski ne cesse de contribuer au rayonnement de l’Université de Moncton. Professeur et chercheur prolifique, il maintient des collaborations fructueuses avec plusieurs groupes de recherche à l’international.

Titulaire d’une maîtrise ès sciences en chimie organique de l’Université de Varsovie (1963), d’un Ph. D. en chimie organique de l’Université de Montréal (1968) et d’un doctorat d’État en physique de l’Université de Paris XI (1985), Christophe Jankowski amorce sa carrière à l’Université de Moncton en 1968.

En tant que professeur au Département de chimie et biochimie, il enseigne la chimie générale et organique et dirigera plus de 90 étudiantes et étudiants en thèses de maîtrise et de doctorat. De 1978 à 1982, il agit à titre de directeur du département et pendant 10 ans (1985 à 1995), il est membre du Sénat académique et doyen de la Faculté des études supérieures et de la recherche (FESR). C’est au cours de ses deux mandats à la FESR que la faculté adopte sa structure actuelle. M. Jankowski mettra sur pied le Concours des jeunes chercheuses et chercheurs de la FESR.

Grâce à ses travaux scientifiques et sa recherche, il deviendra une référence incontournable dans le domaine. M. Jankowski a publié plus de 260 articles dans des revues évaluées par les pairs, en synthèse chimique et en spectroscopie. Il a été membre du conseil de rédaction de la revue Bioelectricity et est éditeur nord-américain et membre du conseil de rédaction de la revue Spectroscopy International.

Le professeur Jankowski s’est vu octroyer des subventions du Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada sur une période de 19 années. Il a aussi décroché des subventions de recherche de Santé Nouveau-Brunswick, d’Environnement Canada et de l’OTAN. Il a établi des liens avec diverses institutions et certaines de ces collaborations sont toujours actives, notamment avec le Centre CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) de Saclay en France et l’Instituto de Quimica de l’Université nationale autonome du Mexique.

Très engagé au sein de la communauté scientifique, M. Jankowski a été président de la Section atlantique de l’Institut de chimie du Canada de 2004 à 2005, organisme dont il est membre de l’exécutif pendant plus de 20 ans. Il a occupé le poste de vice-président du conseil d’administration de l’Association francophone pour le savoir durant trois mandats.

Le professeur Jankowski compte près de 200 communications et conférences à son actif et est l’auteur de cinq chapitres dans des ouvrages scientifiques. Au cours de sa carrière, il fait enregistrer six brevets au Canada et sept brevets dans d’autres pays.

À la retraite depuis 2005, Christophe Jankowski enseigne toujours des cours de chimie organique à titre de chargé de cours/professeur associé à l’Université de Moncton. Il demeure accrédité à diriger des thèses de doctorat pour les universités Paris VI et d’Orléans, en France.

Rodrigue Landry
Professeur émérite en éducation


Dans ses rôles de professeur, de chercheur et d’administrateur, Rodrigue Landry a exercé une grande influence sur le système d’éducation publique au Nouveau-Brunswick et en milieu minoritaire canadien au cours des 25 dernières années.

Chercheur prolifique, les travaux du professeur Landry ont contribué de façon remarquable à une meilleure compréhension de la réalité des francophones vivant en situation minoritaire.

Véritable sommité, il s’est taillé une renommée enviable à l’échelle provinciale, nationale et internationale. Rodrigue Landry est l’auteur et coauteur de plus de 190 publications et rapports de recherche portant sur la vitalité ethnolinguistique, l’autonomie culturelle, la petite enfance, le bilinguisme, la construction identitaire, l’enseignement en milieu linguistique minoritaire, l’apprentissage scolaire et l’éducation.

La carrière professorale de Rodrigue Landry à l’Université s’échelonne sur près de quatre décennies. Il a été, de 1975 à 2002, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation à l’Université de Moncton et doyen de cette faculté de 1992 à 2002. C’est d’ailleurs au cours de son mandat comme doyen que le doctorat en éducation a été implanté accueillant ses premières étudiantes en 2000. M. Landry a par ailleurs été le directeur fondateur du Centre de recherche et de développement en éducation de la Faculté des sciences de l’éducation de l’Université de Moncton. De 2002 jusqu’à sa retraite en 2012, il a été le directeur général de l’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques, un organisme devenu une référence au pays.

Plusieurs organismes gouvernementaux et non gouvernementaux ont fait appel aux services du professeur Landry à titre d’expert conseil. Il a également été témoin expert dans plusieurs causes ou procès liés à la revendication de droits linguistiques dans plusieurs provinces et territoires canadiens.

Conférencier recherché, il a donné au-delà de 200 communications scientifiques et plus de 250 conférences et ateliers un peu partout au monde. Au cours de sa carrière, il a siégé à de nombreux comités universitaires, communautaires et gouvernementaux.

Rodrigue Landry est titulaire d’un baccalauréat ès arts (psychologie); d’un baccalauréat en éducation (général); d’une maîtrise (psychologie éducationnelle) de l’Université de Moncton et d’un Ph. D. (psychologie éducationnelle) de Wisconsin University.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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