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Mercredi 12 Novembre 2014

Détecter les causes du déclin des bécasseaux semipalmés en suivant leur trajectoire de migration

Bécasseau semipalmé
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La Chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale a réalisé un exercice de suivi des mouvements migratoires du Bécasseau semi-palmé, l’un des plus petits oiseaux de rivage du Canada et celui dont le déclin est le plus marqué et le plus rapide. Le bécasseau semipalmé est un joyau écologique et touristique pour le Nouveau Brunswick, s’arrêtant en groupes immenses durant la migration à proximité de Moncton. En fait, près de 80% de sa population s’arrête sur les rivages de la Baie de Fundy et de la rivière Petit-Codiac. C’est un des rares spectacles de migration massive accessible à toutes et à tous.

L’exercice de suivi de migration, entrepris pour la toute première fois, visait à mieux comprendre les causes du déclin et cartographier les voies migratoires potentiellement à risque; un premier pas pour leur conservation. Ce suivi migratoire est le fruit d’une collaboration étroite et internationale au sein du Réseau de Suivi Démographique des Limicoles nichant dans l’Arctique (Arctic Shorebirds Demographic Network; ASDN). Un tel réseau est composé entre autre de chercheur membres des institutions comme le Center for Conservation Science, New Jersey Audubon, U.S. Fish and Wildlife Service, Kansas State University, la Wildlife Conservation Society, Canadian Wildlife Service, l’Université Simon Fraser, le Gouvernement du Nunavut, et l’Université de Moncton.

Le trajet du bécasseau semipalmé est très impressionnant. Après un départ du Nunavut fin juillet où les oiseaux ont été capturés durant leur reproduction, les individus se sont dirigés vers le sud pour atteindre le Venezuela un peu plus d’un mois plus tard, terminant leur voyage le 21 septembre 2013 sur les côtes du Brésil. Au mois de mai 2014, un long périple vers le Nord s’est ensuite amorcé pour atteindre le Nunavut mi-juin 2014. Ces données fournissent la preuve des exploits incroyables qu’accomplissent ces oiseaux minuscules.

Les bécasseaux sont tellement petits que de suivre leur migration a nécessité l’utilisation de technique de pointe, dont des géolocalisateurs. En bref, la géolocalisation permet le suivi des mouvements des animaux via des enregistreurs de données miniatures (< 2 g). Ces géolocalisateurs sont en mesure d’enregistrer les changements de luminosité ambiante, en particulier les changements rapides au lever et au coucher du soleil. La luminosité du jour est utilisée pour déterminer la latitude tandis que le point médian entre le lever et le coucher du soleil est utilisé pour déterminer la longitude. L'enregistrement des niveaux de lumière génère des données qui peuvent être utilisées pour estimer les emplacements d'un oiseau durant l'année.

La recherche au sein de la Chaire de recherche du Canada en écologie polaire et boréale vise à détecter les changements clés qui se produisent dans les écosystèmes polaires et boréaux en menant des études à court et à long termes ainsi que des études à grande échelle spatiale dans plusieurs stations situées un peu partout dans l’Arctique.

Contacts:
Marie-Andrée Giroux, Université de Moncton, marie.a.giroux@gmail.com
Nicolas Lecomte, Université de Moncton, nicolas.lecomte@umoncton.ca

Liens:
ASDN: https://www.manomet.org/ASDN
Chaire de recherche en écologie polaire et boréale: http://professeur.umoncton.ca/umcm-lecomte_nicolas/

Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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