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Mardi 18 Février 2014

Deux articles du professeur Patrice Nicolas sont publiés

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Professeur adjoint au Département de musique de la Faculté des arts et des sciences sociales de l’Université de Moncton, Patrice Nicolas vient de publier deux articles, soit « Le motet Beati omnes qui timent Dominum : une oeuvre de Jacob Godebrye alias “Jacotin”? ». Revue de Musicologie, vol. 99, no. 1 (2013): 11-31 et « Errors and quid pro quos in the Leiden choirbooks. The case of Jacotin’s magnificats ». Tijdschrift van de Koninklijke Vereniging voor Nederlandse Muziekgeschiedenis, vol. 62, nos. 1/2 (2012): 65-85.

Les deux articles sont en lien avec Jacotin, l’une des figures musicales les plus énigmatiques de la Renaissance. Ses œuvres, parues entre 1480 et 1560 environ, encensées notamment par François Rabelais et les grands théoriciens de la musique Pietro Aaron et Stephano Vanneo, semblent avoir connu de son temps un succès considérable. Mais le personnage lui-même embarrasse les musicologues et les historiens de la musique depuis plus de deux siècles ; et avec raison, car les sources musicales ne font allusion à Jacotin qu’au moyen de ce diminutif amical du prénom Jacques, courant à l’époque. Dans des travaux antérieurs, M. Nicolas a pu démontrer qu’au moins trois musiciens différents sont responsables de la création d’au moins une œuvre attribuée à Jacotin. Il s’agit donc d’homonymes dont la désignation par leur seul prénom, sous une forme diminutive, donne lieu au problème difficilement soluble des doppelmeister.

Sur la base de documents passés inaperçus de tous ceux qui ont écrit sur Jacotin, Patrice Nicolas propose, dans le premier article, l’attribution d’un de ses motets à Jacob Godebrye, un prêtre-chanteur de l’église collégiale Notre-Dame d’Anvers entre les années 1479 et 1529.

Dans le second article, il apporte, entre autres, une solution au problème qui affecte l’un des très beaux manuscrits de l’église collégiale Saint-Pierre de Leyde. Copié au milieu du XVIe siècle par Anthonius de Blauwe, l’un des plus célèbres copistes des anciens Pays-Bas, ce livre de chœur contient en effet deux magnificat inchantables en l’état, dont un attribué à Jacotin. L’étude codicologique de ce recueil permet cependant d’affirmer qu’à la suite d’une erreur de copie De Blauwe imagina une solution permettant le chant de ces cantiques, et que c’est seulement plus tard, probablement au XXe siècle, que le problème actuel a été créé.

Renseignements : Patrice Nicolas, professeur adjoint au Département de musique, patrice.nicolas@umoncton.ca, (506) 858-4042.
Source :
Communiqué de presse - Pour diffusion immédiate -
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